Buna ziua si bine ati venit in Romania

Publié le par AutourDuVélo

    A la demande generale, on a decide a travers ce nouvel article de vous parlez d'avantage de notre vie quotidienne de voyageur a velo. Alors le voyage a velo, c'est un peu comme a la maison, sauf que la maison n'est jamais la meme. Chaque jour, on repete les memes gestes. A peine leve, il faut preparer le cafe. Et comme nous ne supportons pas le cafe soluble, nous avons du investir dans une cafetiere "grand luxe", qui n'est autre qu'une bouteille plastique coupee en deux avec le goulot qui sert de "porte-filtre". (demonstration photo de gauche). Et bien sur, pour faire du cafe, il faut chauffer de l'eau...comme a la maison... le probleme ici, c'est de trouver une bouteille de gaz a adapter sur notre rechaud. Et quand par chance on en trouve une, elle nous coute les yeux de la tete. Alors, sur les conseils de Caro et Sylvain, on s'est fabrique un rechaud a alcool (beaucoup plus facile a trouver et bien moins cher). Ce n'est pas tres complique a construire, mais le reglage est delicat. Caro et Sylvain, on tenait quand meme a vous dire que vous aviez quelque peu exagere quant a l'efficacite de ce systeme. Nous n'avons jamais reussi a manger des pates cuites avec une seule capsule d'alcool !!! Ah, ces gens du Sud...

      
    Une fois le petit dejeune pris, il faut remballer les 400 kilos de materiel que l'on a eparpille un peu partout. Et ca, ce n'est pas une mince affaire, et mine de rien, ca prend du temps. Nous voila enfin pres a partir. Il ne nous reste plus qu'a remplir nos bouteilles d'eau.On avale ensuite les kilometres tels 2 coureurs du tour de France a une vitesse moyenne a peine sur-estimee de 50 km/h, les jours de petite forme. Pour tenir le choc, il nous faut prendre de copieux repas. Le midi, c'est grosse salade avec les restes de la veille que l'on agremente d'oeufs, de fromage, et de legumes de saison. Pour le diner, notre repas favori, c'est "Beans and Rice", ou alors "Rice and Beans". Mais parfois, on remplace le riz par des pates. Mmmmhh..

   
    Le quotidien du voyageur a velo, c'est egalement la perpetuelle recherche du lieu pour passer la nuit. Alors la, plusieurs options. La premiere, c'est "camping sauvage": foret, lac, prairie, cabane, bref, la ou ca nous chante. A gauche, photo d'une nuit a la belle etoile au bord du lac Balaton. Apres une rude journee, il faut imperativement se laver. Alors quand on choisit cette premiere option, on fait directement une croix sur l'eau chaude. Photo de droite, douche avec "la poche a eau" remplie a l'eau de source, temperature 4 degre. Autant vous dire que l'on y passe pas des heures.


    La deuxieme option, c'est d'etre organise, et d'utiliser les reseaux internet qui permettent de se faire heberger. Le probleme c'est qu'on ne sait jamais a l'avance quelles seront nos prochaines etapes. Donc pas facile. Mais ca fonctionne. Nous avons passe 3 jours chez Boroka, une Hongroise qui habite Budapest. On a profite de ce repis pour se refaire une beaute. Olivier s'est transforme en coiffeur, et moi en cobaye, mais volontaire... De toute facon, ca ne pouvait pas etre pire! Vous verrez par la suite qu'il s'en est bien sorti.

   
    Nous nous etions quitte la semaine derniere a Budapest. C'est une tres grande ville avec des rues bien preparees pour assaillir les touristes, mais qui reconnaissons-le presente quelques chefs-d'oeuvre architecturaux. A gauche, le parlement par dela le Danube, a droite le chateau vu depuis la statue de la liberte, edifiiee par les Russes apres la seconde guerre mondiale. On pourra noter que les statues des soldats russes ont ete retirees. Mauvais souvenir de l'epoque sovietique?

  
    Le quotidien du voyageur a velo, c'est egalement, et surtout des rencontres. Et c'est bien cela qui fait que le quotidien n'existe pas vraiment. Lui, c'est Penti Tamus, un jeune Hongrois, venu a notre rencontre pendant notre repas. Un peu timide au debut, il se fait rapidement une place a cote de nous. Il est tres curieux, et on arrive a se comprendre en parlant avec les mains et en dessinant. Il nous quitte pour revenir 2 minutes apres avec des barres cereales qu'il nous offre. Il veut meme nous donner de l'argent. Il est triste de nous voir partir, et nous aussi d'ailleurs... un gamin en or.

   
    Nous avons ensuite poursuivi notre chemin vers Hortobagy, le plus grand parc national de Hongrie, et la plus grande plaine salee d'Europe, la Puszta.


    C'est un endroit on l'on peut facilement observer les Bihoreaux gris ou Blongios nains par exemple. Cette fois-ci, les photos sont de nous... C'est egalement le paradis des Crabiers chevelus, Pies-grieches grises, Pies grieches a poitrine rose, les loriots se montrent frequemment, les guepiers ornent les fils electriques... Allez les collegues naturalistes, ne soyez pas jaloux, la Lorraine n'est pas si pauvre que ca, mais soyons honnete, ici est un autre monde.

      
    Apres les plaines d'Hortobagy, nous arrivons a Debrecen. On rencontre une francaise sur la place centrale. On boit une biere, puis une autre, puis... il est deja tard et la recherche de camping s'annonce laborieuse. On demande a un premier type, un autre, mais personne ne voit de camping dans cette ville, quand soudain, venu de nulle part, surgit un aigle noir. Mais non, un pecheur ! Pas facile de se comprendre. Il nous indique un "kitchy hotel", comprenez "petit hotel". Mais, ca ne nous tente pas, on va se faire plumer, et on prefere chercher le camping, quitte a galerer un peu. Au bout de 2 minutes, le type nous propose de venir chez lui. Il nous dit qu'il habite dans un petit appartement. On sort de la ville, on se retrouve sur une nationale dans le noir. On arrive enfin chez lui. Et la, on est recu comme des rois. En fait, Loszlo est marie avec Leo, ils ont trois enfants, un chien qui s'appelle Olivier (ca fait marrer tout le monde), et une poule. Ce sont des gens formidables qui ont vraiment le coeur sur la main, et qui se plient en 4 pour que l'on passe une agreable nuit. Ils ont une joie de vivre incroyable. Nous reussissons a communiquer et a rigoler tous ensemble en se parlant avec les mains, en dessinant, en faisant des mimes... Super moment ! Tu vois Barbara, ce soir la, on s'en est pas si mal sorti finalement.

   
    Le lendemain, Loszlo nous guide sur notre chemin. On prend la route, direction Mateszalka. Le soleil cogne, mais on fait tout de meme nos 80 kilometres journaliers. Il est 17h00, on s'arrete dans une epicerie pour acheter du pain. Ce soir, on a prevu d'aller camper "en sauvage". Mais la pluie nous force a rester quelques instants, et a boire une biere avec les habitues du coin. Et c'est la que ca devient interessant: chacun veut faire son buiseness. Le premier veut nous refourguer une chambre d'hotel (ou tout du moins une chambre), le deuxieme est entre-autre proxenete et dealer, et tout ce joli monde est fortement inbibe d'alcool. Nous partirons finalement avec le troisieme, certainement le plus ivre de tous mais aussi le plus honnete. Il a vraiment du mal a monter sur son velo et se retame des le premier virage. Olivier l'aide a se relever. (photo de droite). Il nous emmene dans un camp de vacances ou on nous met a disposition un dortoir de 25 lits pour nous tout seul. On a choisi le bon !

  
    Le lendemain, direction la Roumanie. Frontiere a 40 kilometres. Juste avant celle-ci, s'organise tout un marche plus ou moins officiel nous pensons, ou circule de grosses liasses de billets, ou s'echange des sacs, ou l'on peut acheter tout et nimporte quoi: velo, tondeuse, pneus... (photo de gauche). Rapide verification des passeports (pour la forme). Le douanier nous apprend nos premiers mots de Roumain, et c'est parti.


    La, on change tout de suite de decor. Les vieux cliches que nous trainons de la Roumanie n'ont rien d'infondes. Il y a en effet des charettes qui transportent du foin, qui roulent sur des routes defoncees, au milieu des bus et des camions qui doublent sans aucune hesitation. Ayez, notre voyage prend tout son sens. On a vraiment le sentiment de faire un bond de 50 ans en arriere. En ce moment c'est la fenaison. Bien sur, les tracteurs sont absents du payage, ou tout du moins tres peu nombreux. La fauche est faite a la main (on s'y est essaye), et le foin est transporte par les chevaux.


 
    Nous sommes aujourd'hui au pied des Maramures (prononcez "Maramoureche"), chez Maria et Ilie Ardelean. On decouvre les alentours avec eux, dans la Dacia familiale (voiture officielle de la Roumanie).


Nous reprenons la route vendredi matin, pour une etape de montagne a faire palir Richard Virenque. Mais avant, 2 jours de repos!
On voulait aussi vous dire que l'on avait passer le cap des 2000 kilometres, ca se fete.

Et comme d'habitude, le lien pour suivre notre parcours en direct. Peut etre le dernier, car Mr G____E ne connait pas la Roumanie apparement. A bientot, Drum Bun, A la revedere. (cliquez en dessous pour voir la carte)
link

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Commenter cet article

gabi 03/07/2008 22:14

i hope that you fell god in our cuntry, and may be in the future you will repeate the experence and met again. pour mes amis ben et olivier, gaby.

moisi 19/06/2008 16:38

chopez-moi un big cuivre les gars!!
les montagnes vont commencez à arriver là, vous allez faire moins les malins héhéhé!!
la biz des gadjoes!!

Seb 18/06/2008 15:31

Mercredi 18/06, 15h21... je suis toujours a Strasbourg. Ben et Fry ont pu m'envoyer un mail hier soir pour me donner rdv, 2h trop tard pour pouvoir attraper la derniere micheline qui pouvait m'envoyer dans les temps à l'autre bout de l'Europe. Triste de devoir rester, consolé ce matin quand j'ai été réveillé ce matin par les 2 lascars à l'autre bout de mon téléphone. 30 minutes pour savoir qu'il vont TRES bien, qu'ils sortent de quelques jours dans la Roumanie profonde, à l'écart des voitures, dans les campagnes cultivée aux boeufs et à la main dans des paysages XXL et chez des autochtones accueillants, que les vélos roulent seuls et que les jambes ont meme pas mal, que la Roumanie ne sera pas leur point final et que la Turquie n'est pas tellement loin, et ils m'ont surtout dit qu'ils avaient du baume au coeur à chaque trace de vie que vous leur envoyez et qu'ils un bout de leur coeur toujours en Lorraine.
La vie est belle, le monde pourri

Manu 16/06/2008 08:02

BRAVO ! ! Super article, super sympa ! C'est vivant, c'est complet, votre quotidien, vos rencontres, la faune ... Bien sympa ! ! Vous vous rapprochez innéluctablement de votre but. Formidable votre détermination. On vous envie toujours, comme au premier jour de votre aventure.

Pleins de grosses bises aux CHAMPIONS ! !

(PS) A votre retour, avec un tel entraînement vous allez déchirer vos permis de conduire ! !

Seb 15/06/2008 21:41

AVIS A TOUS LES BLOGUEURS,
Je quitte la jolie France pour la encore plus jolie roumanie et tenter de retrouver les 2 amis partis à la conquête de la bohême. Seul souci, ils sont injoignables car leur portable n'a pas passé les frontières. En gros, si quelqu'un a la moindre information sur une position GPS précise de nos compères, qu'il n'hésite pas à me la transmettre (idem si quelqu'un les a au téléphone!) Mon numéro 00352 621 49 30 12.
Vous êtes ma dernière chance avant Interpol
Un beso a tout ceux qui suivent par la pensée...