AutourDuVélo
Bonjour. Nous voici de retour apres un long moment d'absence. Nous esperons ne pas vous avoir trop manque. En tout cas, nous, cela nous
fait plaisir de reprendre le contact, et de vous donner des nouvelles fraiches, ou plutot brulantes... En effet, ces derniers jours, le thermometre affichait frequement plus de 40 degres.
Tres dur sur le velo. Enfin, nous n'en sommes pas la, reprenons la ou nous nous etions quittes, a Sfantu Gheorghe, dernier village avant la Mer Noire. 8 aout: depart pour Sacaline. Sacaline est
une ile deserte, accessible uniquement par bateau, ou les seuls habitants permanents marchent sur 4 pattes (anes et vaches, et aussi Mici, un beau taureau rugissant mais finalement plutot
peureux). Autrement dit, cette ile est un veritable sanctuaire de nature, un paradis pour les oiseaux et pour les quelques chanceux comme nous qui parviennent a obtenir des autorisations de
residence. Voici donc a quoi ressemble le camp de base sur Sacaline: une tente a au moins 23 metres de la mer, et des leves de soleil a s'en bruler les yeux...
Nos uniques compagnons sur l'ile... Et la preparation d'une soupe grace a une rencontre avec des pecheurs qui nous ont gentillement offert quelques kilogrammes de
poissons. Une soupe memorable qui aura longuement fait parler d'elle ! Allez, sans rancune...
Sacaline, c'est aussi des moments de tendresse, et des amours de vacances qui naissent. Baiser vole entre Charlotte et une Avocette Elegante. A droite, une Rousserole
Effarvatte cherche son meilleur profil lors d'une sequence photo... De tres beaux moments.
Puis, apres 5 jours passes sur l'ile, nous sommes retournes au camp de base. Et nous avons repris notre vie communautaire, et nos activites sportives et
culinaires. Partie de football, et tentative de record de la plus grande crepe du monde, la crepe de Viking (d'ou cet accoutrement de guerrier).
Mais n'oublions pas les oiseaux tout de meme ! A gauche, Monsieur Panure a moustache qui vit dans les roselieres, et a droite, un Martin-Pecheur qui fait le mort.
Rassurez-vous, il est pleine forme. Cet oiseau fait son terrier dans les berges des cours d'eau.
Au camp, on trouve egalement quelques bestioles sympathiques tels les Criquets phasmes, ou les Pelobates bruns. Ces animaux pratiquent une technique de camouflage que
l'on appelle l'homocromie. Ils se fondent dans le milieu en arborant des couleurs similaires a celui-ci. Ces especes sont infeodees au milieu sableux et secs. Pour se proteger de la chaleur, le
Pelobate brun passe ses journees enfouis dans le sol.
Nous aurons donc passe un mois en compagnie du Groupe des Jeunes, et de tous les participants du camp. Beaucoup de tres bons moments, de franches rigolades, de
belles observations, de chansons, de vifs debats sur la langue francaise avec nos Amis Suisses... Puis nous avons repris la route. Un petit frisson au moment de partir, de se dire aurevoir, pour
mieux se retrouver peut-etre... Quelques heures de bateau, et nous revoici sur la terre ferme. Nous avons quitte Sfantu Gheorghe, ce petit havre de paix, le bar des pecheurs, l'epiciere pas
toujours sympathique, les Mici du camping et tous nos collegues de route. Et nous voici a Corbu, quelques kilometres avant Constanta, pour notre premiere nuit sur la plage, a la belle
etoile. Nous avons eu la bonne surprise de pouvoir obserser une eclipse de lune presque totale.
Le lendemain, nous avons roule pour fuir les plages noires de monde, les bords de mer ronges par les hotels plus titanesques les uns que les autres, et l'afflux
automobile. Nous avions prevu de rediger cet article a Constanta, mais nous avons ete pris de nausee a la vue de ce "Las Vegas Roumain". Nous avons donc prefere passer sur le grand braquet.
Voici a quoi ressemble la Dobrogea, cette region tres aride, quasi-depourvue d'arbres. Cependant, c'est un endroit ou l'on peut admirer quelques especes d'oiseaux
remarquables. On trouve entre autre la Pie-grieche grise en nombre impressionant sur le bord des routes.
Nous avons passe la frontiere Romano-Bulgare a Vama Vece. Nous voici donc dans un nouveau pays, avec une nouvelle langue, et un nouvel alphabet, l'alphabet cyrillique...
Jugez par vous meme...
Si vous avez quelques tuyeaux a nous donner, nous sommes preneurs, car pour le moment nous naviguons dans le flou. La langue est particulierement incomprehensible, et les
panneaux pas franchement plus explicatifs. Cependant, les premiers contacts ont ete plutot chaleureux, et il semblerait que notre convoi exceptionnel fasse sourire les autochtones. Alors... Nous
apprenons nos premiers mots: nous savons maintenant dire "Bonjour", et presque "Merci". Vous l'aurez compris, nous sommes a deux doigts de maitriser parfaitement cette langue. Nous allons tenter
de reprendre notre rythme hebdomadaire pour vous donner des nouvelles jusqu'a notre retour en France. A la prochaine, Salut.
Pour ceux qui suivent sur carte: de Tulcea, longez la cote vers le sud jusqu'a Vama vece (frontiere), et tirez vers l'Ouest pour arriver a Dobric en Bulgarie ou nous
sommes ce soir.